NAPOLEON 1er, consul de la République (10.11.1799 au 18.5.1804) puis empereur des Français (18.5.1804 au 6.4.1814 et 20.3 au 22.6.1815)
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes
Chroniques de France
Napoléon Bonaparte, né le 15
août 1769 à Ajaccio, est issu d’une famille corse d’origine toscane, élevée
dans un contexte de tensions entre partisans et opposants de la domination
française . Son père Carlo, d’abord proche de Paoli, se rallie finalement à la
France, ce qui permet à Napoléon d’intégrer les écoles du continent, notamment
Brienne puis l’académie militaire de Paris, où il obtient son diplôme en 1785.
Très tôt, il se passionne pour la stratégie et la politique, nourri par les
Lumières .
Lorsque éclate la Révolution,
Bonaparte s’engage dans les luttes corses puis françaises, oscillant entre
fidélité à Paoli et engagement jacobin. Revenu en France après la rupture avec
Paoli, il gravit rapidement les échelons : capitaine en 1792, il se distingue à
Toulon en 1793, où son rôle décisif lui vaut d’être promu général de brigade à
seulement 24 ans . Après une brève disgrâce à la chute de Robespierre, il
revient sur le devant de la scène en réprimant l’insurrection royaliste du 13
vendémiaire (1795), événement qui lance véritablement sa carrière politique et
militaire.
Nommé commandant de l’armée
d’Italie en 1796, il transforme une troupe affamée en force conquérante. Sa
campagne fulgurante contre les Autrichiens et les Sardes bouleverse l’équilibre
européen : victoire de Lodi, prise de Milan, création de la République
cisalpine, traité de Campoformio (1797) qui consacre son génie stratégique et
diplomatique . Sa popularité atteint alors un sommet.
L’expédition d’Égypte
(1798-1799), conçue pour frapper les intérêts britanniques, commence
brillamment mais tourne au désastre naval avec Aboukir. Malgré l’échec
stratégique, Napoléon y mène des réformes administratives et scientifiques.
Apprenant la crise politique en France, il rentre précipitamment et renverse le
Directoire lors du coup d’État du 18 Brumaire (1799), établissant le Consulat,
dont il devient le maître incontesté .
Premier consul, il entreprend
une vaste réorganisation de l’État : création des préfets, réforme de la
justice, centralisation administrative, stabilisation financière (Banque de
France), refonte de l’éducation, Concordat de 1801 qui réconcilie l’Église et
l’État, et surtout le Code civil (1804), futur Code Napoléon, qui fixe
durablement les acquis de la Révolution . Ces « masses de granit » constituent
l’héritage institutionnel majeur de son règne.
La paix d’Amiens (1802) lui
permet de consolider son pouvoir : il devient consul à vie, puis, en 1804, empereur
des Français, après un plébiscite et une cérémonie grandiose à Notre-Dame
où il se couronne lui-même . L’Empire repose sur une centralisation accrue, une
propagande intense et une censure renforcée.
Sur le plan militaire, Napoléon
domine l’Europe : Austerlitz (1805), Iéna et Auerstaedt (1806), Friedland
(1807) écrasent les coalitions successives. Le traité de Tilsit (1807) consacre
son apogée : l’Europe est réorganisée autour d’États vassaux dirigés par ses
proches (Westphalie, Espagne, Italie, Naples) . Le blocus continental, destiné
à étouffer l’économie britannique, entraîne cependant des résistances,
notamment en Espagne, où la guérilla et l’intervention de Wellington
affaiblissent durablement l’armée impériale .
En 1812, Napoléon commet
l’erreur fatale d’envahir la Russie. Après la bataille sanglante de Borodino,
il entre dans Moscou incendiée, mais le refus du tsar Alexandre de négocier
l’oblige à une retraite catastrophique, décimée par le froid, la faim et les
attaques russes. Moins de dix mille hommes survivent . Ce désastre déclenche un
soulèvement général en Europe : la Prusse et l’Autriche se retournent contre
lui, les nations occupées se révoltent, et la France elle-même se lasse de la
guerre.
La campagne d’Allemagne (1813)
se termine par la défaite de Leipzig, « bataille des Nations », qui brise la
Grande Armée . En 1814, les Alliés envahissent la France. Malgré une défense
brillante, Napoléon doit abdiquer le 6 avril. Le traité de Fontainebleau lui
accorde la souveraineté sur l’île d’Elbe, où il part en exil .
Mais l’impopularité croissante
de la Restauration lui offre une opportunité : il débarque à Golfe-Juan le 1er
mars 1815, rallie les troupes envoyées pour l’arrêter et entre triomphalement à
Paris le 20 mars. Commencent alors les Cent-Jours. Toutefois, son
incapacité à renouer avec les forces révolutionnaires et la méfiance de la
bourgeoisie limitent son soutien politique . Il mène une dernière campagne en
Belgique, remporte Ligny mais est vaincu à Waterloo le 18 juin 1815, après
l’arrivée décisive des Prussiens de Blücher . Contraint d’abdiquer une seconde
fois, il se rend aux Britanniques.
Déporté à Sainte-Hélène,
il vit sous la surveillance stricte de sir Hudson Lowe, rédige ses mémoires,
lit, dicte, polémique, et façonne déjà sa légende. Miné par la maladie, il
meurt le 5 mai 1821, prononçant quelques mots sur la France, son fils et
l’armée .
Après sa mort, la légende napoléonienne se développe rapidement : récits de compagnons, œuvres littéraires, retour des cendres en 1840, installation aux Invalides, puis instrumentalisation politique par son neveu Napoléon III . Malgré les critiques — notamment sur le coût humain de ses guerres, environ 500 000 morts pour la France — son influence demeure immense. Il laisse une France profondément transformée, structurée par des institutions durables qui fondent encore l’État moderne.
*
Bonaparte (1769-1802)
Thiers, Bainville, Lefebvre, Tulard... Napoléon ne manque pas de biographes. On s'en étonnerait à tort. Les hommes qui ont laissé une empreinte aussi profonde sur leur temps sont-ils si nombreux ? L'histoire de Napoléon, son souvenir, son mythe ont littéralement obsédé le XIXᵉ siècle et une partie du XXᵉ. Aujourd'hui, la légende a pâli, le monde a changé. L'épopée guerrière de l'Empire ne fait plus guère rêver nos contemporains, pour qui la guerre apparaît l'incarnation du Mal. Mais Napoléon n'a pas été seulement un conquérant. Stratège hors pair, il est aussi le plus doué des élèves de Machiavel dans l'art de gouverner. Plus que le guerrier, c'est le Premier consul qui, pour avoir fini la Révolution et fondé les institutions dont elle avait eu l'idée, fascine encore. À la fois héros ancien et bourgeois moderne, il occupe une place unique dans l'histoire universelle. Ce premier volume, Bonaparte, retrace l'histoire du jeune Napoléon, de la Corse aux Tuileries, des années obscures de l'enfance jusqu'à la proclamation du Consulat à vie en 1802 où, sans encore porter le titre d'Empereur, il rétablit à son profit la monarchie héréditaire.
Éditeur : HORS SERIE FOLIO HISTOIRE (13 octobre 2016)
Langue : Français
Poche : 1120 pages
ISBN-10 : 2070793753
ISBN-13 : 978-2070793754
Poids de l'article : 729 g
Dimensions : 12.7 x 4.6 x 19 cm
*
Napoléon
Biographie traditionnelle mais aussi ouvrage de référence, ce Napoléon ou le mythe du sauveur est devenu au fil des ans un véritable classique dont nul ne saurait se passer.
Augmentée d’annexes, d’une chronologie et d’une filmographie, cette nouvelle édition est enrichie des recherches les plus récentes menées par les historiens sur le contexte de la France du début du XIXe siècle et la geste napoléonienne.
Historien de renommée mondiale, Jean Tulard est le meilleur spécialiste de Napoléon Bonaparte et de l’époque napoléonienne, à laquelle il a consacré une quinzaine d’ouvrages fondamentaux.
Édition mise à jour et augmentée
Éditeur : Fayard/Pluriel (17 février 2021)
Langue : Français
Poche : 544 pages
ISBN-10 : 2818506441
ISBN-13 : 978-2818506448
Poids de l'article : 420 g
Dimensions : 11 x 2.7 x 17.8 cm
*
Le grand Atlas de Napoléon
Le 18 mai 1804, le Sénat proclame Napoléon Bonaparte empereur des Français sous le nom de Napoléon Ier. Par un plébiscite, les Français acceptent ce nouveau changement et se rallient derrière ce général corse qui a su gagner leur cœur par ses actes et ses prises de parole. Son ascension et son hégémonie sur l’Europe ne connaîtront pas de limites pendant une dizaine d’années.
Les principales étapes de la vie de cet homme d’exception sont retracées, de son enfance en Corse à sa mort à Sainte-Hélène. On apprend comment il devint un militaire de génie, et un homme d’état exceptionnel, visionnaire et d’un sens politique hors du commun. Avec lui seront posées les bases d’une société moderne. ll est en effet l’instigateur du Code civil, ou des grandes réformes de l’université. Plus qu’un instrument de conquête, la Grande Armée napoléonienne constitue avant tout l’expression la plus achevée du génie de Napoléon. Les fonctions de chaque corps d’armée, de la Garde et de la Réserve générale de cavalerie, leur évolution et leur rôle sont détaillés de manière précise. Enfin, vous partirez en campagne aux côtés de Bonaparte, et comprendrez son art subtil de la stratégie. À l’aide d’une carte détaillant les mouvements des forces en présence, vous visualiserez les secrets de chaque grande bataille. Vous relirez ainsi d’un nouvel œil le scénario de la victoire de Rivoli en 1797 contre les Autrichiens, un chef-d’œuvre de stratégie militaire.
Passionnant et superbement illustré, ce grand Atlas est un ouvrage qui se révèle indispensable à tous ceux qui veulent partir à la découverte de Napoléon.
Éditeur : Glénat Livres (17 mars 2021)
Langue : Français
Relié : 272 pages
ISBN-10 : 2344046453
ISBN-13 : 978-2344046456
Poids de l'article : 1,41 Kilograms
Dimensions : 23.5 x 2.6 x 30.8 cm
*
Napoléon : dictionnaire historique
Ce grand dictionnaire, véritable encyclopédie de tout ce que l'on doit savoir sur Napoléon, séduira aussi bien les spécialistes que les amateurs qui découvriront une histoire renouvelée de la vie et de l'œuvre de l'empereur des Français. Un ouvrage de référence qui fera date.
Éditeur : Perrin (3 septembre 2020)
Langue : Français
Broché : 1040 pages
ISBN-10 : 2262079161
ISBN-13 : 978-2262079161
Poids de l'article : 1,13 Kilograms

