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Marie-Louise d'Autriche, impératrice des Français (1.4.1810 au 6.1814 et 20.03 au 22.6 .1815), régente (18.7 au 18.12.1812 et 23.01 au 29.3.1814)



Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de France

Marie‑Louise naît à Vienne en 1791, issue des maisons de Habsbourg-Lorraine et de Bourbon-Sicile. Petite‑fille de Marie‑Thérèse d’Autriche et nièce de Marie‑Antoinette, elle est élevée dans une méfiance profonde envers la France et Napoléon, en raison de la Révolution et de l’exécution de Marie‑Antoinette. 

Après la victoire de Wagram, Napoléon cherche une épouse dynastique pour consolider une alliance européenne. François II accepte pour apaiser les relations franco‑autrichiennes (traité de Schönbrunn). Marie‑Louise, 18 ans, sert de gage diplomatique et accepte par devoir. Le mariage civil célébré sans rencontre préalable entre les époux (11 mars 1810).

 Arrivée en France en mars 1810, le mariage religieux est célébré au Louvre le 2 avril. Naissance du roi de Rome le 20 mars 1811. Peu de rôle politique : elle représente l’Empereur en son absence. Régente en 1813, mais très encadrée, il tente d’influencer son père en faveur de Napoléon.

En 1814, elle fuit Paris pour Blois lors de l’arrivée des Alliés . Après l’abdication, elle veut suivre Napoléon à l’île d’Elbe, mais son père la retient à Vienne . Le comte Neipperg est chargé de la surveiller ; elle tombe sous son influence et renonce à rejoindre Napoléon, même durant les Cent‑Jour.

Sa seconde vie comme duchesse de Parme (1815) est marquée par une administration déléguée, des œuvres sociales, des drames familiaux et deux remariages. Elle meurt en 1847, figure complexe entre devoir dynastique, loyautés contrariées et résignation. Son fils reste à Vienne, devenu duc de Reichstadt, meurt en 1832. Elle pleure sincèrement. Après la mort de Napoléon (1821), elle épouse Neipperg ; puis en 1834, elle épouse le comte de Bombelles, chargé de rétablir l’ordre à Parme après les émeutes de 1831. Marie‑Louise meurt le 17 décembre 1847. 

Marie-Louise
de Dr Charles-Éloi Vial

Le véritable portrait de la souveraine la moins connue et la plus détestée de l'histoire du Premier Empire.

À l'instar de sa tante Marie-Antoinette, Marie-Louise de Habsbourg-Lorraine a été victime de sa légende noire. En 1810, son mariage avec Napoléon fait d'elle le symbole de la paix fragile entre la France et l'Autriche. Mère de l'héritier du trône impérial, elle soutient Napoléon malgré ses premières défaites.

Pourtant, dès 1814, lorsqu'elle refuse de rejoindre son mari à l'île d'Elbe, le regard change et l'épouse modèle se transforme en traîtresse. Depuis lors, elle passe pour une femme égoïste, futile, infidèle et nymphomane.

En s'appuyant sur des archives inédites, Charles-Éloi Vial s'applique avec talent à restituer la personnalité de cette princesse cultivée au tempérament d'artiste, dévouée à sa famille et à ses enfants. Devenue duchesse de Parme grâce au soutien des Alliés, elle joue aussi un rôle majeur sur l'échiquier diplomatique européen pendant trois décennies. Au fil des pages, nous découvrons ainsi un destin hors du commun et une personnalité ignorée, révélée par un historien d'envergure.

Éditeur ‏ : ‎ Perrin
Date de publication ‏ : ‎ 18 mai 2017
Édition ‏ : ‎ Illustrated
Langue ‏ : ‎ Français
Nombre de pages de l'édition imprimée ‏ : ‎ 439 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2262064105
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262064105
Poids de l'article ‏ : ‎ 637 g
Dimensions ‏ : ‎ 15.5 x 3.4 x 24.1 cm

L’impératrice Marie-Louise: (1809-1815)
de Frédéric Masson

Épouse de Napoléon Ier, fille des Habsbourg, impératrice par raison d’État plus que par inclination, Marie-Louise d’Autriche demeure l’une des figures les plus mal comprises de l’Empire. Publié en 1902, cet ouvrage majeur de Frédéric Masson reste, plus d’un siècle plus tard, une référence incontournable.

Fondée sur les correspondances, les témoignages et les archives, cette étude retrace avec une précision remarquable le destin d’une jeune archiduchesse sacrifiée à la diplomatie européenne, devenue impératrice des Français, puis régente d’un Empire en péril. Masson s’attache à comprendre la psychologie de Marie-Louise, son rapport à Napoléon, son éducation autrichienne, ses hésitations, sa passivité apparente et le rôle réel qu’elle joue dans les dernières années du régime.

Du mariage impérial aux fastes de la cour, de la naissance du Roi de Rome à la régence de 1813-1814, jusqu’à la séparation et à la chute de l’Empire, l’auteur montre comment la fragilité personnelle de l’Impératrice, ses fidélités familiales et ses choix intimes pèsent sur l’histoire politique.

Ni plaidoyer ni réquisitoire, ce livre propose une lecture lucide et nuancée du couple Napoléon–Marie-Louise, éclairant de l’intérieur les mécanismes du pouvoir impérial et ses failles. Un classique de l’historiographie napoléonienne, indispensable aux amateurs d’histoire comme aux chercheurs.

Frédéric Masson (1847-1923), l’un des plus grands spécialistes des études napoléoniennes, demeure, cent ans après sa mort, une référence essentielle. Membre de l’Académie française, historien rigoureux, il consacra l’essentiel de son œuvre à l’Empire, à Napoléon Ier et à son entourage. Appuyés sur les correspondances et les archives, ses travaux allient érudition, sens psychologique et clarté, privilégiant l’analyse des mécanismes humains du pouvoir.

Éditeur ‏ : ‎ A. de la Pinsonnais
Date de publication ‏ : ‎ 15 février 2026
Langue ‏ : ‎ Français
Nombre de pages de l'édition imprimée ‏ : ‎ 414 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2494653517
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2494653511
Poids de l'article ‏ : ‎ 553 g
Dimensions ‏ : ‎ 13.34 x 2.64 x 20.32 cm