SAINT LOUIS IX, roi de France (8.11.1226 au 25.8.1270)
Le mot de Laurent Sailly pour Grandes Chroniques de France
LOUIS IX ou SAINT LOUIS (1214-1270) roi de France (1226-1270)
Saint Louis est à la fois roi très observé et
pourtant mal connu dans sa profondeur psychologique. Sa personnalité
évolue fortement : piété ardente, ascèse croissante, parfois déroutante
pour ses contemporains. Il incarne un mélange de sainteté, de rigueur
morale, de sens de la justice, mais aussi de contradictions
(croisades, politique envers les Juifs, rapport au pouvoir) .
Né en 1214, il devient roi à 12 ans ; sa mère Blanche de
Castille assure la régence et marque profondément son éducation, mêlant
piété, charité et apprentissage du métier royal. Il épouse Marguerite de
Provence mais la tient à l’écart des affaires politiques. Il s’entoure peu
des barons mais beaucoup des ordres mendiants (dominicains,
franciscains) qui influencent sa politique .
Il conçoit la force comme un instrument au service de la
paix et du droit. Il renforce la monarchie tout en respectant le droit,
parfois même au détriment des intérêts matériels de la couronne. Il n’hésite
pas à s’opposer au pape pour défendre les prérogatives royales.
Il place la monarchie hors du système féodal, non
plus seulement au sommet de celui-ci. Il pacifie le royaume : Soumission du
Midi (traité de Lorris, 1243), Victoire de Taillebourg (1242) mais choix d’une
paix modérée avec l’Angleterre (traité de Paris, 1258-1259). Il réforme
l’administration : Baillis dans des circonscriptions fixes, Séparation
des fonctions judiciaires (Parlement) et financières (gens des comptes), Développement
des enquêtes pour réprimer les abus des officiers royaux. Il renforce
l’unité du royaume : Justice d’appel, Monnaie royale unique (gros tournois)
Sa réputation européenne est immense : il refuse des
couronnes étrangères, arbitre des conflits, protège le pape sans se soumettre à
lui. Il intervient comme médiateur dans de nombreux conflits entre principautés
européennes.
Première croisade (1248–1254) : Victoire à Damiette,
défaite à Mansourah, captivité, rançon. Il réorganise durablement les États
latins d’Orient . Deuxième croisade (1270) : Expédition mal préparée
contre Tunis, influencée par Charles d’Anjou. Louis IX meurt de maladie dans le
camp ravagé par la peste. Sa mort héroïsée contribue fortement à sa canonisation
en 1297 .
La sincérité d'une vie assujettie aux impératifs de la morale chrétienne, l'esprit d'équité de celui qui proclamait la supériorité du prud'homme sur le béguin et savait concilier le respect de l'éclat de la monarchie avec l'austérité personnelle et, par-dessus tout, la recherche passionnée de la paix ont donné à Saint Louis un prestige déjà fort peu contesté de son vivant.
Il n'en reste pas moins celui qui organisa le Parlement, qui introduisit une nouvelle conception de la monnaie, qui fit entrer les grands barons dans l'exercice du pouvoir royal.
Cette royauté féodale, mais où le recours aux notions du droit romain donne un physionomie nouvelle aux rapports féodaux, Saint Louis l'a mise au service d'une cause qui était celle de toute l'Europe chrétienne: la croisade. Le souci de la Terre sainte l'a amené non seulement à passer six années de son règne outre-mer, mais à prendre conscience de l'importance des problèmes méditerranéens. Et, dans son désir de donner aux établissements latins d'outre-mer des appuis nouveaux, il a ouvert la voie aux relations avec les Mongols, introduisant ainsi une perspective planétaire dans les conceptions politiques du temps.
Éditeur : Fayard (1 janvier 1983)
Langue : Français
Broché : 650 pages
ISBN-10 : 2213011680
ISBN-13 : 978-2213011684
Poids de l'article : 700 g
Dimensions : 13.5 x 3.3 x 21.5 cm
Éditeur : Folio (31 décembre 1999)
Langue : Français
Broché : 1280 pages
ISBN-10 : 2070418308
ISBN-13 : 978-2070418305
Poids de l'article : 631 g
Dimensions : 11.2 x 5.5 x 18 cm
