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Raymond POINCARE, président de la République française (18.2.1913 au 18.2.1920)


Le mot de Laurent Sailly pour Grandes Chroniques de France

Raymond Poincaré (1860-1934) est issu d’un milieu bourgeois et intellectuel de la Meuse, il entre très tôt en politique, élu conseiller général puis député en 1887.

Très vite reconnu pour sa compétence et son autorité au Parlement. Trois fois ministre avant 36 ans (Finances, Instruction publique), il se tient à l’écart des grandes crises (Dreyfus, anticléricalisme) par prudence politique.

Avocat réputé, image d’un patriote lorrain, honnête, laïque, rationaliste, il est apprécié à gauche mais aussi des modérés pour son orthodoxie financière.

Il entre au Sénat en 1903 et est élu à l’Académie française en 1906.

Président du Conseil en 1912, il mène une politique de fermeté envers l’Allemagne et renforce les alliances (Entente cordiale, alliance franco‑russe). Il fait adopter une réforme électorale instaurant la proportionnelle.

Il est élu président de la République en janvier 1913 (partisan d’un renforcement du rôle présidentiel).

La Première Guerre mondiale. Poincaré soutient la loi des trois ans de service militaire. En juillet 1914, apprend l’ultimatum austro‑hongrois à la Serbie lors d’un voyage en Russie. Il devient le symbole de l’Union sacrée, même si Clemenceau s’impose comme « Père la Victoire ».

Il ne sollicite pas de second mandat en 1920.

Sénateur, il préside la commission des Réparations, dont il démissionne par intransigeance envers l’Allemagne. Il provoque la chute de Briand en 1921 sur la question des réparations et reprend la présidence du Conseil (1922‑1924) avec la ligne de l’exécution intégrale du traité de Versailles. Il décide l’occupation de la Ruhr en 1923, isolant la France diplomatiquement.

De retour au pouvoir en 1926 comme homme de l’union nationale, réputé fiable et intègre. Il dirige un gouvernement d’union nationale (sans les socialistes), rétablit la confiance et remporte les élections de 1928. Il stabilise le franc : loi monétaire du 25 juin 1928, fixant le franc à un cinquième de sa valeur de 1914. Il forme un nouveau cabinet de centre droit, impliqué dans le plan Young et les négociations sur les dettes de guerre .

Raymond Poincaré démissionne en 1929 pour raisons de santé et se consacre à ses mémoires, Au service de la France.

En bref ! Il est l’une des grandes figures de la III République : un républicain laïque, un patriote prudent mais ferme, un technicien de la finance, un chef d’État de guerre, et l’artisan du redressement monétaire de la France dans les années 1920..

Raymond Poincaré
de François Roth (Auteur)

En 1880, un jeune Lorrain de Bar-le-Duc s'inscrivait au barreau de Paris avec l'ambition de ses vingt ans : devenir un grand avocat, un écrivain célèbre et peut-être un jour diriger la France. Si la vie publique a contrarié sa vocation littéraire, son métier a modelé à tel point sa personnalité que Poincaré est apparu comme l'exemple achevé de la " République des avocats ".
Son parcours commence dans le sillage de Gambetta, Ferry et autres grands anciens. Ministre à trente-trois ans, il est l'un des espoirs du nouveau régime, mais son ascension marque le pas après l'affaire Dreyfus qu'il aurait pu contribuer à dénouer.
En 1913, à cinquante-deux ans, il devient président du Conseil puis président de la République l'année suivante, fonction qu'il occupera pendant toute la durée de la guerre, prenant une part notable à la victoire. Après son départ de l'Élysée, il réussit un retour unique dans l'histoire politique française : en janvier 1922, il revient une première fois aux affaires pour deux ans ; en juillet 1926, il est appelé au chevet de la monnaie malade, et la confiance qu'il inspire suffit à sauver le franc pour de longues années.
Au-delà des passions contradictoires, des légendes dorées qui l'ont entouré comme de la légende noire qui l'a poursuivi, quel a été le vrai Raymond Poincaré ? Quelle place a-t-il tenue et conserve-t-il dans l'Histoire ? Des documents peu connus ou inédits ainsi qu'un regard neuf porté sur la IIIe République permettent à François Roth de dresser le portrait profondément renouvelé de l'un des grands hommes d'État français du XXe siècle.

Éditeur ‏ : ‎ Fayard (28 novembre 2000)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 716 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2213608210
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2213608211
Poids de l'article ‏ : ‎ 860 g
Dimensions ‏ : ‎ 13.5 x 3.7 x 21.5 cm