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Maréchal Edmé-Patrice DE MAC-MAHON, président de la République française (24.5.1873 au 30.1.1879)


Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de France


MARIE EDME PATRICE MAURICE DE MAC-MAHON, duc de Magenta (1808-1893)

Maréchal de France et second président de la IIIᵉ République, Patrice de Mac‑Mahon incarne un militaire courageux devenu homme d’État presque malgré lui. Issu d’une famille d’origine irlandaise établie en France au XVIIᵉ siècle, il est formé dans la tradition nobiliaire et choisit naturellement la carrière des armes. Brillant officier en Algérie, il se distingue lors de la prise de Constantine en 1837 puis à Malakoff en 1855, ce qui lui vaut le bâton de maréchal et le titre de duc de Magenta. Son sens du devoir et son légalisme marquent sa carrière politique : président en 1873, il tente d’imposer un « ordre moral » mais se heurte à la majorité républicaine, provoquant la crise du 16 mai 1877. Après la victoire républicaine, il se « soumet » puis démissionne en 1879. Loin de la caricature, il apparaît comme un homme intègre, réservé et profondément attaché aux institutions.

Mac Mahon

de Gabriel de Broglie (Auteur)

Mac Mahon, souvent brocardé de son vivant, et par la postérité, ne fut pourtant pas n’importe qui. De 1808 à 1893, sa vie s’inscrit tout entière dans le XIXe siècle. Militaire glorieux, il sert en Algérie trente ans durant, de lieutenant à gouverneur général, développant une conception - aussi humaine que possible - de la colonisation. La prise de Sébastopol, en 1855, les victoires de Magenta et de Solférino, en 1859, l’imposent comme l’un des grands chefs militaires du Second Empire, dont il reçoit la dignité de maréchal, et le titre de duc de Magenta. Blessé en 1870 à Sedan, il évite ainsi d’avoir à signer la capitulation. En 1871, il reprend Paris aux insurgés de la Commune. Puis, il succède à Thiers, en 1873, comme président du gouvernement de la République, en attendant le rétablissement d’une monarchie qui ne viendra jamais. Lui, le royaliste conservateur, après avoir, en 1877, tenté d’imposer un gouvernement selon son cœur à une majorité parlementaire qui n’en voulait pas, doit s’incliner, et finit par démissionner en 1879, après avoir présidé aux fastes de l’Exposition universelle. Improbable président de la République, Mac Mahon, populaire par sa prestance, sa loyauté et sa franchise, a assisté - ou participé - à la mise en place de beaucoup d’institutions qui existent toujours : le septennat, la présidence du Conseil des ministres, le domaine réservé du chef de l’État, la qualité de chef des armées, les difficultés de la cohabitation, les risques de la dissolution... Au total, Mac Mahon aura fait autant et plus pour l’établissement de la République que Thiers, Gambetta ou Grévy, ses contemporains et adversaires respectueux.

Éditeur ‏ : ‎ PERRIN (24 mars 2000)
Langue ‏ : ‎ Français
Broché ‏ : ‎ 459 pages
ISBN-10 ‏ : ‎ 2702844294
ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2262011437
Poids de l'article ‏ : ‎ 799 g
Dimensions ‏ : ‎ 16 x 3.9 x 24.6 cm