Louis-Eugène CAVAIGNAC, chef du pouvoir exécutif de la République française (28.6 au 20.12.1848)
Né en 1802 à Paris,
mort en 1857 au château d’Ourne, Louis-Eugène CAVAIGNAC hérite
d’un républicanisme fervent de son père, Jean‑Baptiste Cavaignac, ancien
Jacobin du Comité de sûreté générale. Son oncle, Jacques‑Marie Cavaignac,
monarchiste, lui permet néanmoins de réintégrer l’armée après en avoir
été écarté pour raisons politiques en 1831.
Réhabilité mais envoyé dans un
poste isolé à Oran, il e distingue dans les années 1840 durant la
conquête de l’Algérie, où il acquiert une solide réputation militaire.
Il devient gouverneur général de l’Algérie en 1848 .
De retour en France, il devient ministre de la Guerre
du gouvernement provisoire de la IIᵉ
République.
Du 23 au 26 juin 1848,
il dirige la répression de l’insurrection ouvrière parisienne, marquée
par une grande violence. Cette répression forge sa réputation controversée,
associée à la brutalité.
Le 28 juin 1848,
l’Assemblée le nomme chef du pouvoir exécutif, remplaçant la Commission
exécutive mais il est battu à l’élection présidentielle de décembre 1848
par Louis‑Napoléon Bonaparte.
Passé dans l’opposition, il est
arrêté en 1851 lors du plébiscite du prince‑président. Élu au Corps
législatif en 1852, puis en 1857, mais refuse de prêter serment à
Napoléon III et ne siège pas.
