J.-Baptiste TREILHARD, directeur (15.5.1798 au 16.5.1799)
Le mot de Laurent Sailly pour le blog Grandes Chroniques de
France
Avocat au Parlement de Paris, protégé de Turgot, Jean-Baptiste
Treilhard est l’un des grands juristes de la Révolution et de l’Empire : acteur
politique modéré mais constant, législateur infatigable, artisan majeur des
grands codes napoléoniens, et figure emblématique de la transition entre
Thermidor et le Consulat.
Élu du tiers état de
Paris aux États généraux (1789), il prend une part active aux débats
constitutionnels : favorable à une seule Chambre, au veto suspensif,
et à la Constitution civile du clergé. Après la session, il devient président
du tribunal criminel du département de Paris, puis député de Seine‑et‑Oise
à la Convention. Il reste relativement effacé jusqu’à la chute de
Robespierre .
Sous le Directoire, président
du Conseil des Cinq‑Cents, il prononce en 1796 un discours virulent
contre les royalistes : « Haine ! haine éternelle à la royauté… ». Élu
au Directoire en 1798, mais son élection est annulée treize mois plus tard
pour inconstitutionnalité. Il se rallie au coup d’État de Brumaire
(1799) .
Il devient membre du Conseil
d’État en 1802, puis président de la section de législation à partir
de 1808. Treilhard joue un rôle majeur dans la rédaction du Code civil, du
Code d’instruction criminelle et du Code pénal.
Il meurt « à la tâche » et est inhumé au Panthéon sur
ordre de Napoléon.
