Louis XIV, le roi absolu



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CHRONOLOGIE DE 1661 A 1715
Louis XIV au Château de Versailles… 


Louis XIII meurt alors que le jeune prince n’a que 5 ans. Les gouvernantes abandonnent l’enfant à leurs femmes de chambre, et son éducation passe donc pour être négligée. Mazarin confie alors Louis au maréchal de Villeroi qui passe tous les caprices du royal enfant. Avec le futur archevêque de Paris, l’abbé Péréfixe de Beaumont, on commence a trouver quelques marques d’autorité. Mais c’est l’un des valets de chambre, Pierre de La Porte, qui lui apportera la meilleure éducation.

Rien, ni personne, à ce moment-là ne semble discerner dans les traits du fils de Louis XIII, le futur Roi-Soleil. Pourtant, les évènements de la Fronde le marqueront profondément et il se méfiera toujours d’un pouvoir qu’il considère corrompu.

En 1651, l’adolescent de 13 ans est déclaré majeur. Le cardinal Mazarin, son premier ministre, se montre alors comme le meilleur des serviteurs. Il dira de son protégé : « Il se mettra en chemin un peu plus tard, mais il ira plus loin qu’un autre : il y a en lui de quoi faire quatre rois et un galant homme. »

Lorsque le cardinal meurt dix ans plus tard, la paix des Pyrénées a agrandi le royaume de l’Artois et du Roussillon. En 1660, il a épousé la fille du roi d’Espagne, Marie-Thérèse. Le 10 mars 1661, le roi, âgé seulement de 23 ans, déclare se passer de principal ministre (mettant fin ainsi à 40 ans de pratiques politiques). Louis XIV conclue ainsi l’évolution naturelle d’une monarchie dont Louis XI, François 1er et Henri IV a montré les bienfaits du centralisme. La France au milieu du XVIIème siècle est le pays le plus peuplé et son unité est restée intact malgré les multiples tentatives des princes, des villes, des occupations anglaise ou espagnole, des manigances parlementaires régionales, du sectarisme universitaire, et des intransigeances religieuses.

Pour Louis XIV, il ne doit exister d’autre pouvoir que le sien et remet en vigueur l’adage médiéval selon lequel « souveraineté et propriété ne font qu’un ». La notion de pouvoir absolu est née.

Les ministres tiennent leur pouvoir du roi. Ils sont les commis de l’Etat. Si l’un d’eux fait preuve d’insubordination, il est brisé ! Fouquet en fera les frais, pour avoir sous-estimé la volonté, la détermination et l’orgueil du jeune monarque.

Ainsi, la France devient la première puissance économique et militaire du continent. Les arts connaissent aussi une création sans égale, si bien que le terme de Grand Siècle convient à ce règne exceptionnel. 

Lorsque Louis XIV fait de Versailles sa capitale, il marque sa méfiance du peuple de Paris. Les nobles sont invités à s’y installer afin de mieux les contrôler. L’installation en 1682 dans son nouveau domaine marque le visage véritable de l’absolutisme. Absolutisme que le roi veut dans tous les domaines et en priorité vis-à-vis des autres souverains ! La gloire sur le terrain militaire suivra.

Malgré les succès, Louis XIV garde une rancœur à l’égard des Hollandais, à l’origine de la constitution d’une triple alliance avec la Suède et l’Angleterre, qui devait apporter sa médiation entre la France et l’Espagne (traité d’Aix-la-Chapelle de 1668). De plus, Colbert et le souverain voient l’occasion d’affaiblir économiquement les Provinces-Unies.

Ayant renversé les alliances, les hostilités contre les Hollandais commencent au printemps 1672. Cette haine royale et son intransigeance créent en Europe un mouvement de sympathie. L’électeur de Brandebourg, puis l’empereur d’Allemagne et la reine d’Espagne, enfin la défection anglaise, obligent la France à évacuer la partie continentale des Provinces-Unies en 1674. Mais les invasions sont déjouées par le talent militaire de Condé et Turenne. La guerre traine en longueur et, en 1678, le traité de Nimègue marque l’échec de la ligue européenne contre Louis XIV. Mais le souverain français subit un réel revers dans sa campagne des Pays-Bas.

La haine du roi se tourne alors vers l’Allemagne. Des tensions diplomatiques parcourent l’Europe qui conduit à la guerre de la ligue d’Augsbourg (1688-1697). L’Europe est à nouveau liguée contre le roi de France, incitée par les 200.000 protestants français chassés du royaume à la suite de la révocation de l’Edit de Nantes en 1685. La paix est signée à Ryswick en 1697. Mais en 1700, s’ouvre la succession d’Espagne.

Le duc d’Anjou, petit-fils du roi de France, est choisi pour succéder au défunt Charles II d’Espagne. L’orgueil de Louis XIV va à nouveau l’entrainer dans des conflits inutiles. Il souhaite régler ses comptes avec ses ennemis d’hier et multiplie les provocations.

En 1701, une nouvelle coalition se constitue dont seules l’Espagne et l Bavière ne font pas parties. En France, la misère, la famine touchent les campagnes. Le départ des protestants a affaibli le commerce. Les notables sont écrasés par les impôts. L’hivers rigoureux de 1709 accentue encore les difficultés. Le roi lui-même parait vieilli, malade, austère dans un Versailles dirigé par Madame de Maintenon.

Louis XIV sollicite la paix de la part de ses ennemis de toujours, les Hollandais. Mais les exigences exorbitantes de ceux-ci poussent le vieux roi à une réaction d’orgueil suivi par un pays animé d’un sursaut national. En 1713, à Utrecht, les français obtiennent la reconnaissance des frontières de Flandre et d’Alsace, ce qui entérine les conquêtes passées. Les successions de France et d’Espagne sont dissociées. Louis XIV abandonne à l’Angleterre : Terre-Neuve, l’Acadie, et la baie d’Hudson. C’est le début de la perte de la Nouvelle-France et de la prépondérance britannique dans le continent nord-américain.

Mais le trésor royal est vide. Le pays est épuisé. Le peuple las. Les famines se multiplient. Le Grand Dauphin meurt en 1711, suivi en 1712 de celle du duc de Bourgogne. Les bâtards du roi sont légitimés. Le divorce entre le trône, la noblesse et le peuple est entériné. La noblesse de naissance laisse la place à une noblesse de finance ou de roturiers qui dominent l’administration et le commerce. Le clergé est bridé et tenté par la doctrine janséniste. Les parlements provinciaux paraissent comme autant de groupes d’opposition. Que reste-t-il du Grand Siècle ?

La gangrène progresse dans toute la jambe du roi. Par deux fois le roi fait ses adieux à la Cour. L’interminable agonie s’achève enfin le dimanche 1er septembre 1715. Le testament du roi est cassé dès le lendemain. L’arrière-petit-fils du roi devient alors à 5 ans Louis XV. Philippe d’Orléans occupe la régence. En France, les prémices de 1789 sont en place.



A travers un portrait fouillé et original du Roi-Soleil, tout le Grand Siècle est convoqué dans ce livre magistral, à l'érudition soigneusement contrôlée.

Ce livre est autre chose qu'une biographie classique. C'est tout le règne qu'il embrasse dans une vision générale de la société du Grand Siècle, renouvelant le sujet, mettant à mal bien des clichés et des vieilles lunes grâce à une documentation considérable, dont de nombreuses études étrangères peu accessibles, grâce tout autant à une analyse remarquable, originale, juste, du pouvoir, de ses serviteurs, de ses moyens d'action et de propagande, de sa grandeur, mais aussi de ses limites et de ses contradictions. Alliant la recherche, la vie, l'intelligence de la réflexion, la clarté, la qualité de l'expression et du style, Jean-Christian Petitfils a écrit un riche et grand Louis XIV, que l'Académie française a couronné de son Grand Prix de la biographie (histoire).

Jean-Christian Petitfils, historien, docteur d'Etat, est l'auteur d'une vingtaine d'ouvrages dont Le Régent, Madame de Montespan, Lauzun, Louise de La Vallière, Fouquet, Louis XVI.







Le plus célèbre des rois de France est aussi le plus méconnu. Loin de son image d'autocrate suffisant ou de monarque inaccessible toisant ses courtisans du haut de sa prétendue petite taille, il apparaît, dans ce portrait foisonnant d'éclairages surprenants, comme un homme à l'écoute de ceux qui le côtoient, pionnier de l'esprit d'équipe avec ses ministres et ses artistes. Sous son impulsion le Grand Siècle s'épanouira, dans un climat d'échange et d'émulation sans égal dans l'histoire de France. Avec son habituel talent de conteur, Gonzague Saint Bris nous plonge avec enthousiasme au plus près de la vie quotidienne du Roi-Soleil, émaillant son récit de nombreuses anecdotes inédites, qui nous font pénétrer dans l'intimité du roi et de ses proches. L'auteur nous offre une biographie enlevée, qui clôt sa trilogie royale commencée avec François ler et la Renaissance et Henri IV et la France réconciliée.



Louis XIV, un grand roi ? Personnage hors du commun, le Roi-Soleil a suscité des propos toujours passionnés, souvent partiaux. Le Soleil a des taches, et c'est vers celles-ci que s'est fixé le regard des historiens. Les ouvrages et les manuels d'histoire se sont souvent attachés à dresser un réquisitoire à l'encontre du roi et de son passif. L'historien François Bluche s'oppose à cette tendance. Au travers du récit de la vie du monarque, l'auteur réinterprète son oeuvre et opère de nombreuses mises au point sur certaines idées véhiculées par la tradition et l'historiographie.

Les entreprises de constructions monumentales décidées ou encouragées par le roi ont-elles entraîné de trop grandes dépenses ? Répondre trop vite par l'affirmative serait oublier que ces chantiers formèrent la seconde industrie du royaume... Louis XIV a-t-il souhaité la persécution des protestants en révoquant l'édit de Nantes ? Son désir avant tout était de consolider l'unité de la France. A-t-il voulu régner en despote, mettant en place ce qu'on appelle la monarchie absolue ? Non car celle-ci, loin s'en faut, n'était pas synonyme de liberté absolue pour le monarque.


Prenant ainsi le contre-pied de thèses couramment développées, l'ouvrage de François Bluche permet à tous de revisiter l'oeuvre de Louis XIV. 





La passionnante et longue vie de Louis XIV mérite un récit continu, précis et documenté. Le voici. Nous découvrons la personnalité d’un homme secret, ainsi que les rouages de l’État royal qui l’accompagne dans ses vastes projets. Cet ouvrage dévoile une page importante de l’histoire de la France et des Français, à travers toutes les facettes de ce règne qui a connu des moments brillants et exaltants et des épisodes pittoresques, mais également des drames terribles. Lucien Bély choisit comme fil directeur d’expliquer pourquoi les contemporains de Louis XIV ont vu en lui un grand roi, et même « le plus grand roi du monde », regardant ce rêve de suprématie avec bonheur ou avec crainte. L’auteur nous invite à comprendre comment la monarchie française gouvernait les hommes, faisant alors de la France une puissance singulière et impressionnante. Ce livre montre enfin que le roi a voulu asseoir sa gloire en faisant naître le fabuleux domaine de Versailles, en favorisant l’épanouissement de la vie de cour et en encourageant la floraison de tous les arts.